Dans la famille « on teste quelque chose de nouveau » j’ai nommé le Coliving, une forme de logement partagé qui combine espace de vie privés et communs. En préparant notre voyage, je ne me voyais pas seule dans un appartement avec Léo, et encore moins dans un hôtel.
Avec mes expériences sur les chemins de Compostelle j’avais beaucoup aimé rencontrer des personnes de différents horizons, la vie en communauté et le partage. C’est ce que je voulais faire découvrir à Léo, qui à ma grande surprise adore ce mode de vie !
Notre Coliving se situe tout au fond d’une allée, en périphérie du centre de Ho Chi Minh City dans le quartier de Thao Dien. Ce n’est pas un mode de vie nouveau, mais peu commun au Vietnam. En discutant avec le propriétaire des lieux, il a lui même découvert cela quand il a vécu en Angleterre, et a souhaité l’implanter ici.
Thao Dien est “le ghetto des expats” comme dirait un coach français que j’ai rencontré et qui vit au Vietnam depuis 5 ans. C’est vrai que c’est étonnant toutes ces grandes tours “de luxe”, avec piscine et salle de sport dans la plupart de ces complexes. Quand en France on a tendance à fuir ce genre de logement, ici au Vietnam il semble que ce soit très prisé des étrangers !
Nous on a souhaité avoir un logement à mi-chemin, entre lieu de vie, rencontres et intimité. La maison est sur 4 étages, avec un café au rez-de-chaussée, 7 chambres réparties sur les 3 étages supérieurs et une cuisine commune sur le rooftop. Au moment où j’écris cet article nous sommes 7 locataires : Léo le plus jeune et moi la plus âgée, des digital nomads, des voyageurs, solo ou en couple, locaux et internationaux. Il y a ceux qu’on croise souvent, d’autres plus discrets qui préfèrent rester dans leur chambre, et c’est complètement ok. La diversité de nos profils est très enrichissante, cela me rappelle un peu les échanges que l’on peut avoir pendant les formations.
Ces échanges sont possibles parce qu’un cadre de bienveillance est posé. On n’est pas toujours d’accord, mais ici, le respect et l’écoute nous permettent d’apprendre les uns des autres. Et puis, quand on voyage, c’est souvent qu’on est déjà prêt à accueillir la différence : on a choisi cette destination, alors on la découvre avec curiosité plutôt que de juger.
Voyager, c’est choisir de s’ouvrir.
Quand certaines entreprises remettent en question leurs politiques de diversité, je ne peux m’empêcher de me demander : à quoi ressemblerait un monde sans diversité ? Dans notre Coliving, on n'a pas choisi nos colocataires, tout comme en entreprise, on ne choisit pas toujours ses collègues. Et pourtant, cette diversité est une richesse. Sans elle, on évoluerait dans un environnement où tout le monde pense, agit et réagit de la même manière. Plus de défis, plus de perspectives différentes, plus d’idées nouvelles. Juste un écho de nos propres certitudes. La diversité, c’est parfois inconfortable, mais c’est surtout une opportunité : celle d’apprendre autrement, d’innover, et de grandir.
En choisissant d’atterrir dans le quartier des expats j’ai voulu m’assurer une certaine sécurité de familiarité je dois bien l’avouer. Déjà que partir à plus de 10000km de chez moi, qui plus est avec mon fils de 11 ans, c’était déjà un sacré challenge ! J’avais besoin de me rassurer. Mais quand on a la “sécurité”, n’est ce pas justement le meilleur moment de découvrir de nouvelles choses ?
En tout cas je ne regrette absolument pas mon choix ! J’apprends beaucoup de mes colocataires. Leur liberté, leur curiosité, leur façon de redéfinir le rapport au travail me fascinent. Ils me proposent des expériences que je n'aurais jamais imaginé faire sans eux. Et si la clé, c’était justement cet équilibre entre ouverture et ancrage ?
Et vous, avez-vous déjà testé le coliving ? Ou ressenti ce mélange de sécurité et d’ouverture dans votre parcours pro ?
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